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Bonne année : tout est retardé !

Jean-Luc Moudenc a souhaité dans ses vœux pour la nouvelle année une “métropole plus mobile”*. Mais de quelle année parle-t-il ?

2027 ? Année où, au mieux, le nord de Labège devrait être desservi par un métro ? Le projet initial de 2012 aurait permis une meilleure desserte et aurait pu être inauguré en 2019. Mais les errements de la majorité ont conduit à une version moins ambitieuse, la simple Connexion à la Ligne B.

ou 2028 ? Année où la 3e ligne de métro (TAE), promesse de campagne de 2014, puis de 2020 (sûrement de 2026 !), déjà affichée dans le métro toulousain, sera peut-être mise en service.

En 2022 en revanche, Toulouse fait toujours partie des 10 villes les plus embouteillées** de France et la pollution y dépasse les seuils fixés par l’OMS***.

Ces projets de métro auront-ils abouti malgré l’explosion des coûts ?

-La Connexion à la Ligne B, dont le coût en 2016 était de 182,5 M€, passe à 227 M€****, plus cher que le projet de prolongement initial à 2 voies écarté par JL Moudenc pour sa cherté (220 M€ en 2016) !

-Quel sera le coût final de ce projet TAE + CLB, aujourd’hui estimé à 2,7Mds€ sachant que des travaux supplémentaires sont prévus, que le coût du déplacement du monument aux morts pour modifier la station François Verdier n’est pas connu ?

Pour 2023, 2024, 2025 et 2026, et d’ici l’éventuelle inauguration de ces réalisations, des travaux vont fortement perturber les déplacements et la qualité de vie des habitantEs de l’agglomération toulousaine :

Ces prochaines années seront à l’image des 7 dernières : aucune nouvelle offre structurante majeure ne verra le jour.

Pendant ce temps, le GIEC nous alerte sur la nécessité d’agir de toute urgence et avant 2030 contre le dérèglement climatique.

Ajoutons à cette absence d’action totalement indigne de la 4ème ville de France :

-un Plan de Déplacements Urbains annulé en raison de son inadaptation à répondre aux enjeux environnementaux actuels,

-un Plan Climat largement en dessous de ses objectifs en termes de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre dont 52% proviennent du secteur routier,

-une Zone à Faibles Émissions absolument pas concertée pour répondre aux besoins des habitantEs et trouver des solutions de mobilité pour les personnes impactées,

-des projets de pistes cyclables qui avancent à la vitesse d’un vélo aux pneus crevés…

Plus que des vœux, les Toulousaines et les Toulousains auraient besoin d’actions de la part de leur maire !

Face à l’irresponsabilité d’une majorité qui ignore l’annulation de son Projet Mobilités et qui ne répond pas au temps qui presse du dérèglement climatique et de la pollution de l’air, en ce début d’année 2022, exigeons un plan d’urgence des transports qui apporte rapidement des réponses politiques et collectives*****.

*https://www.toulouse.fr/web/espace-presse/-/voeux-de-jean-luc-moudenc-pour-2022

**Enquête du magazine Auto Plus 2021.

***Les chiffres d’Atmo Occitanie 2020 pour Toulouse : la concentration annuelle de PM2,5 atteint le double de la valeur limite. La concentration annuelle de NO2 atteint plus du triple de la valeur limite.

****Dans cette augmentation du coût, il est pris en compte “le traitement de la totalité du gros œuvre de la station INP (Institut National Polytechnique) qui sera commune aux 2 lignes afin de favoriser le transfert modal avec la 3e ligne de métro”.

*****https://eelvtoulouse.fr/2021/12/appel-pour-une-action-concertee-ambitieuse-des-acteurs-et-actrices-des-transports-et-mobilites-dans-lagglomeration-toulousaine/

Ligne B (PLB puis CLB)
2012 Prolongement de la ligne B prévu dans le PDU, pour une ouverture en 2019. 5 stations en double voie, avec le même cadencement sur toute la ligne.
2014 JL Moudenc élu : projet retiré.
2018 La majorité de JL Moudenc revient au projet de métro mais version CLB (Connexion Ligne B). 2 stations. Voie unique entre l’avant-dernière et la dernière station, pour économiser 18M€. Ouverture promise en 2026, puis en 2027
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